L'ANASAD vue de l'intérieur

L’ANASAD, 10 ANS AU CHEVET DES AUTRES…

Mère Teresa avait l'habitude de dire: « Si vous entendez dire qu'une femme ne veut pas garder son enfant et désire avorter, essayez de la convaincre de m'apporter cet enfant. Moi, je l'aimerai, voyant en lui le signe de l'amour de Dieu ».

Nous à l’ANASAD nous disons, « si vous voyez quelqu’un qui est dans le besoin, et qui a perdu tout espoir, parlez-nous de lui, nous nous ferons un honneur de lui venir en aide et nous lui redonnerons le sourire ».

Sans pour autant être à la très haute dimension de Mère Teresa, l’ANASAD se réclame de n’en être pas très éloignée.

Sans moyens, en 1998, de jeunes camerounais des deux sexes, auxquels se sont joints quelques amis étrangers, se mettent ensemble et décident de créer une structure destinée à apporter du secours, de l’aide, de l’assistance à cette frange de la population qu’on appelle vulgairement les pauvres, notamment en faveur des lépreux, des malades dans les hôpitaux, des prisonniers, des enfants de la rue, des centres d’accueil pour enfants errants et déshérités, des victimes de catastrophe et leur famille, armés de leur seule volonté de partager avec ces autres, le repas qu’ils s’offraient régulièrement.

Malgré d'innombrables difficultés, ne comptant que sur leurs seules cotisations et les participations de quelques bonnes volontés, ces jeunes ont pu redonner une nouvelle image d’une société comme la nôtre marquée par l'égoïsme.

On peut bien se demander qu’est ce qui motive ces jeunes (âgés à l’époque entre 19 et 29 ans), qui devaient à cet age, avoir bien d’autres choses en tête, pour offrir autant de passion dans un monde où règne la loi du donné et du non recevoir car ici, il n’y a aucune contrepartie, dans un environnement où certains malins créent des ONG, non pas pour servir, mais pour se servir.

Assurément, c’est hors de toute considération que l’on devrait chercher l’origine de cette richesse de cœur car, pour donner avec autant d’amour, il faut avoir reçu avec grâce ; ils ont reçu cette grâce d'aimer et de porter les souffrances des autres, qui avaient perdu tout espoir.

Où trouvent-ils la force de se mettre tout entiers au service de ces autres? Voici la réponse la plus plausible : « … Tout ce que nous avons, nous le recevons du Seigneur, oui nous le recevons du Seigneur. Tout l’argent et tout l’or sont à moi a dit le Seigneur, oui, sont à moi a dit le Seigneur. Donnons joyeusement, par grâce nous avons, aussi librement nous donnons ».

On le comprend de mieux en mieux, la mission de l’ANASAD c'est de partager l'amour de Dieu pour l'humanité, en particulier pour les plus pauvres, ces autres que la société a arrêté de regarder et pour lesquels elle se cache la face.

Cet élan de coeur est pour eux, une façon radicale de vivre l'Évangile et de le proclamer avec courage. « Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25 : 40). Alors, un acte d'amour fait à ceux qui ont faim, soif, qui sont étrangers, nus, malades et prisonniers (cf. Mt 25 : 35-36) est fait à Jésus Lui-même.

Dans chaque petit geste d'affection accomplit par ces jeunes, on peut y voir un signe de "l'amour de Dieu, la présence de Dieu, la compassion de Dieu" qui rappelle ainsi à tous la valeur et la dignité de chaque enfant de Dieu, « créé pour aimer et être aimé ».

Que la célébration de ce 10ème anniversaire soit une occasion de prendre conscience que aimer le prochain, ne nécessite pas des gestes extraordinaires.

 

Le Secrétaire Général

Eric JOCELYN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 13/05/2008

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